

Depuis plusieurs mois, la toxine céréulide fait l’objet d’une attention renforcée dans le secteur agroalimentaire. Produite par certaines souches de Bacillus cereus, cette toxine est particulièrement préoccupante en raison de sa forte résistance aux traitements thermiques et de son potentiel toxique, notamment chez les nourrissons.
Face à cet enjeu émergent, Phytocontrol poursuit le développement de son expertise analytique et anticipe les évolutions réglementaires à venir.
Une toxine difficile à maîtriser
Le céréulide est une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus. Contrairement à la bactérie elle-même, la toxine peut persister après certains traitements appliqués aux denrées alimentaires, notamment les traitements thermiques.
Cette particularité rend la recherche de la toxine indispensable pour compléter les contrôles microbiologiques classiques. La détection de Bacillus cereus ne permet en effet pas, à elle seule, de conclure sur la présence ou l’absence de céréulide dans un produit.
L’analyse spécifique du céréulide constitue donc un outil complémentaire pour les industriels souhaitant mieux maîtriser ce risque dans leurs matières premières, ingrédients et produits finis.
Une évolution réglementaire qui se prépare
La Commission européenne a publié le 1er septembre 2026 un projet de règlement visant à intégrer un critère de sécurité relatif à la toxine céréulide dans le règlement (CE) n° 2073/2005, prévoit une limite de quantification de 0,05µk/kg pour les laits en poudre.
À ce stade, ce texte reste un projet et n'est pas encore publié au Journal officiel de l'Union européenne. Il ne constitue donc pas encore une obligation réglementaire et aucune date définitive d'entrée en vigueur n'est fixée.
Phytocontrol anticipe pour répondre aux futures exigences
Déjà engagé sur l'analyse de la toxine céréulide, Phytocontrol a fait évoluer sa méthode analytique afin d'anticiper ces nouvelles exigences.
Notre méthode permet de rechercher et quantifier la toxine céréulide, sous accréditation COFRAC, sur les laits liquides, les laits reconstitués, les huiles, les céréales et les laits en poudre.
Pour les laits en poudre, l'enjeu est encore plus exigeant. Nous avons ainsi développé et optimisé spécifiquement l'analyse sur cette matrice, avec une limite de quantification abaissée à 0,05 µg/kg.
Notre objectif : ne pas attendre l'entrée en vigueur d'une nouvelle exigence pour adapter nos méthodes analytiques, mais permettre dès aujourd'hui aux industriels d'anticiper leurs futures obligations.
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