Les actualités

17Nov 2017

 

Le règlement (UE) N°2017/2091 concernant le non-renouvellement de l’approbation de la substance active Iprodione a été publié au JO de l’UE le 15 novembre 2017.
Une demande de renouvellement avait été introduite et un rapport d’évaluation de renouvellement avait été transmis à l’EFSA et à la commission le 3 Novembre 2015.
Le 8 juin 2016, l’EFSA a communiqué à la Commission ses conclusions.
Les usages d’Iprodione présentent un risque élevé pour les eaux souterraines dans lesquelles des quantités de métabolites pertinents de l’iprodione dépassent la valeur paramétrique fixée pour l’eau potable à 0,1 μg/l. Il existe donc un risque élevé à long terme pour les organismes aquatiques.
D’autre part, le potentiel génotoxique d’un métabolite retrouvé en tant que résidu dans des végétaux et en tant qu’impureté dans le matériel technique ainsi qu’un risque aigu pour le consommateur n’ont pu être exclu.
L’Iprodione est également classé dans la catégorie 2 des substances cancérogènes conformément au règlement (CE) N°1272/2008, alors que l’EFSA conclue qu’il conviendrait de classer l’iprodione en tant que substance carcinogène de catégorie 1B et en tant que substance toxique pour la reproduction de catégorie 2.
Les autorisations des produits phytopharmaceutiques contenant de l’iprodione doivent être retirées avant le 5 mars 2018, avec un délai de grâce expirant au plus tard le 5 juin 2018.

A l’heure actuelle, l’Iprodione dispose de nombreuses autorisations en France notamment sur les matrices suivantes: Ail, Asperge, Aubergine, Carotte, Choux, Concombre,Poivron, Tomate, Courgette, Echalote, Oignons, Haricots, Pois, Laitue, Melon, Fraisier, Abricotier, Cassissier, Cerisier, Framboisier, Kiwi, Noisetier, Pêcher, Prunier, Vigne et PPAM.
Vous trouverez ci-joint le règlement (UE) correspondant: Règlement (UE) N°2017/2091

Sachez que votre laboratoire Phytocontrol est en mesure de rechercher l’Iprodione avec une LQ de 0.01mg/kg.
Pour toutes informations techniques, tarifaires et/ou règlementaires, n’hésitez pas à nous contacter.

06Nov 2017

 

Le règlement UE N°1169/2011 impose la mise en place d’une déclaration nutritionnelle dans les denrées alimentaires. Cette déclaration nutritionnelle doit se présenter sous la forme d’un tableau (ou si la place manque en forme linéaire) et dans un même champ visuel et comporter les données suivantes: valeur énergétique, quantité de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel.
Ce tableau de valeurs nutritionnelles peut être difficile à interpréter, le gouvernement français a donc recommandé la mise en place d’une information nutritionnelle complémentaire se voulant plus claire pour le consommateur.
Le règlement UE N°1169/2011 permet en effet via l’article 35 la mise en place au niveau national de formes d’expression et de présentations complémentaires.

L’Arrêté du 31 octobre 2017 fixant la forme de présentation complémentaire à la déclaration nutritionnelle recommandée par l’Etat en application des articles L. 3232-8 et R. 3232-7 du code de la santé publique a été publié au journal officiel de la république Française le 3 Novembre 2017.

Ce dispositif complémentaire recommandé est connu sous le nom de Nutri-score. Son application est facultative et repose sur une démarche volontaire des entreprises de l’agroalimentaire.
Il est basé sur l’apposition d’un symbole graphique comportant une échelle de 5 couleurs (du vert foncé au orange foncé) associées à des lettres allant de A (« meilleure qualité nutritionnelle ») à E (« moins bonne qualité nutritionnelle).
L’arrêté publié fournit en son Annexe le cahier des charges permettant le calcul du score nutritionnel de l’aliment et le classement de l’aliment dans l’échelle nutritionnelle à cinq couleurs.

Le calcul du score nutritionnel tient compte de deux paramètres:
– La composante dite négative « N » de l’aliment. Dans cette composante négative se trouve: la densité énergétique (apport calorique en kJ pour 100 g d’aliment), les teneurs en acides gras saturés (AGS), en sucres simples (en g pour 100 g d’aliment) et en sel (en mg pour 100 g d’aliment)
– La composante dite positive « P » de l’aliment. Dans cette composante positive se trouve: la teneur de l’aliment en fruits et légumes, légumineuses et fruits à coque, au titre des vitamines qu’ils contiennent, la teneur en fibres et en protéines (exprimées en g pour 100 g d’aliment)
Des points sont ainsi attribués pour chaque composante de l’aliment en fonction des quantités de chaque paramètre cité ci-dessus.
Hors règles spécifiques et cas particuliers spécifiés dans l’arrêté, le Nutri-Score se calcul de la façon suivante: Score nutritionnel = Total Points N – Total Points P

Le classement de l’aliment dans l’échelle nutritionnelle à cinq couleurs se fait de la façon suivante:
– Classe A: score < ou égal à -1 code couleur Vert foncé
– Classe B: score de 0 à 2 code couleur Vert clair
– Classe C: score de 3 à 10 code couleur Orange clair
– Classe D: score de 11 à 18 code couleur Orangé moyen
– Classe E: score > ou égal à 19 code couleur Orange Foncé

Vous trouverez ci-joint le lien vers l’Arrêté du 31 Octobre 2017: Arrêté du 03/11/17 Nutri-Score

Sachez que votre laboratoire Phytocontrol est en mesure d’analyser sous accréditation, les différents paramètres nécessaires à l’étiquetage nutritionnel. Les matrices concernées sont consultables via notre annexe technique COFRAC N°1-1904 disponible dans votre espace client ou sur le site internet du COFRAC.

Pour toutes informations techniques, tarifaires et/ou règlementaires, n’hésitez pas à nous contacter.

03Nov 2017

 

Ces derniers mois, des huiles minérales MOSH et MOAH ont été détectées dans différentes denrées alimentaires, faisant la une de l’actualité.

Pour rappel, la présence de ces substances dans les denrées alimentaires a trois origines possibles :
– une contamination provenant de l’environnement ou des lubrifiants utilisés dans les équipements
– l’utilisation volontaire d’huile minérale comme additif ou comme auxiliaire technologique
– une contamination issue de la migration à partir de matériaux et objets au contact des denrées alimentaires

Dans ce contexte et dès Juillet 2017, Phytocontrol vous annonçait le lancement d’une nouvelle méthode d’analyse des MOSH et MOAH.
La méthode développée au laboratoire est réalisée par LC/GC/FID et permet la recherche les MOSH/POSH et les MOAH de C10 à C35 avec des limites de quantification de 0.2 à 1mg/kg sur Vins, Huiles alimentaires, Produits céréaliers et dérivés et sucres.

A l’heure actuelle aucune limite n’a été fixée dans la règlementation européenne.

En revanche, le comité scientifique SciCom de l’Agence Fédérale pour la sécurité alimentaire Belge (AFSCA) vient de publier l’Avis 19-2017 dans lequel des seuils d’action pour les huiles minérales dans certaines denrées alimentaires ont été mises en place.

MOSH:
Ci-dessous, les seuils d’action fixés pour les MOSH (C16-C35) dans la partie comestible des produits alimentaires ci-dessous:
– Lait et produits laitiers: 5mg/kg
– Fruits et produits à base de fruits: 10mg/kg
– Denrées alimentaires composées (y compris les produits surgelés): 10mg/kg
– Céréales et produits de céréales: 15mg/kg
– Légumes et produits végétaux: 20mg/kg
– Racines et tubercules riches en amidon: 20mg/kg
– Snacks, desserts et autres: 20mg/kg
– Viande et produits à base de viande: 30mg/kg
– Sucre et sucreries: 30mg/kg
– Poisson et produits de la pêche: 60mg/kg
– Herbes et épices: 70mg/kg
– Graisses et huiles animales et végétales: 100mg/kg
– Légumineuses, noix et graines oléagineuses: 150mg/kg
– Oeufs et ovoproduits: 150mg/kg

MOAH:
En ce qui concerne les MOAH, l’AFSCA n’a pas établi de seuils d’action en raison des données de toxicité trop limitées à ce jour. Elle recommande cependant de se baser sur la limite fixée par le BFR à 0.5mg/kg de denrée alimentaire pour la fraction de MOAH (C16 à C35).

Vous trouverez ci-dessous l’Avis complet de l’AFSCA:

Avis 19-2017 Seuils d’action pour les hydrocarbures d’huile minérale dans les denrées alimentaires

Pour toutes informations techniques, tarifaires et/ou règlementaires, n’hésitez pas à nous contacter.

Découvrez également notre nouvelle méthode d’analyse innovante des Huiles Minérales à savoir les MOSH et MOAH.

30Oct 2017

 

Phytocontrol a le plaisir de vous annoncer qu’en complément de vos analyses déjà effectuées au laboratoire, le service R&D a développé une nouvelle méthode d’analyse du 2-MCPD, 3-MCPD et Glycidol par GC-MS/MS avec une limite de quantification à 10µg/kg.
Le laboratoire est en mesure de déterminer la teneur en 2-MCPD, 3-MCPD et Glycidol libre dans les produits d’origine végétale et les laits infantiles. L’analyse de la sauce soja, des protéines végétales hydrolysées, du thé, du cacao et du lait infantile est réalisable sous accréditation.

Ces substances sont des composés néoformés, elles se forment pendant la transformation et la fabrication de certains aliments et ingrédients.

A l’heure actuelle, le règlement n°1881/2006 fixe des teneurs maximales en 3-MCPD à 20 μg/kg sur protéine végétale hydrolysée et sauce de soja. Cette teneur est donnée pour le produit liquide contenant 40% de matière sèche.

Un projet de règlement est actuellement en cours de validation.
Il prévoit de fixer des teneurs maximales sur les esters d’acides gras glycidiques:
– pour les huiles et graisses végétales destinées à la production d’aliments pour bébés et d’aliments transformés à base de céréales pour nourrissons et jeunes enfants (500 μg/kg)
– pour les huiles et graisses végétales mises sur le marché pour le consommateur final ou utilisées comme ingrédient dans les denrées alimentaires sauf celles visées précédemment (1000 μg/kg).
– des limites plus strictes seront introduites pour les esters d’acides gras glycidiques dans les préparations pour nourrissons et préparation de suite à partir du 01/07/2019 (50 μg/kg sur poudre et 6 μg/kg sur produit liquide). Jusqu’au 30/06/2019 les teneurs seront de 75 μg/kg sur poudre et 10μg/kg sur produit liquide.

L’EFSA a publié un avis scientifique concernant le risque pour le consommateur relatif à la présence de 3-MCPD et 2-MCPD, leurs esters d’acides gras et les esters d’acides gras de glycidol dans les aliments.
Vous trouverez cet avis vers le lien ci-joint: http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4426/epdf

Ci-dessous une vidéo de l’EFSA concernant les contaminants issus des processus de transformation:
https://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/160503a

Pour toutes informations techniques, tarifaires et/ou règlementaires, n’hésitez pas à nous contacter.

20Oct 2017

 

Un projet de règlement (SANTE/10626/2017) est actuellement en cours de discussion concernant le non-renouvellement de l’approbation de la substance active Iprodione dans le cadre du règlement N°1107/2009 et modifiant le règlement N°540/2011.

Le 8 juin 2016, l’EFSA a communiqué à la Commission sa conclusion quant aux respects des critères d’approbation prévus à l’article 4 du règlement (CE) N°1107/2009 pour l’iprodione.
L’Autorité a conclu que l’utilisation de cette substance active entraîne une exposition des eaux souterraines supérieure à la limite règlementaire dans l’eau de 0,1µg/l par les métabolites pertinents de l’iprodione.
De plus, l’Autorité a également conclu qu’il existe un risque élevé à long terme pour les organismes aquatiques.
D’autre part, son potentiel génotoxique ne peut être exclu en ce qui concerne un métabolite détecté dans les plantes et en tant qu’impureté dans l’iprodione technique.
A l’heure actuelle, l’iprodione est une substance très utilisée en France. Elle dispose d’autorisation d’usage sur les cultures suivantes:
– Cultures légumières: Ail, Asperge, Aubergine, Carotte, Choux, Concombre, Courgette, Echalote, Fraisier, Haricot, Laitue, Lentille, Melon, Oignon, Poivron, Tomate, PPAM
– Cultures fruitières: Abricotier, Cassissier, Cerisier, Framboisier, Kiwi, Pêcher, Prunier
– Viticulture

Vous trouverez le projet de règlement ci-après: SANTE/10626/2017

09Oct 2017

 

Le règlement UE n°2017/1777 modifiant le règlement CE n°396/2005 en ce qui concerne les LMR sur dichlorprop-Péthéphonétridiazoleflonicamidefluazifop-Pmétaldéhydepenconazolespinetoram et tau-fluvalinate a été publié au journal officiel de l’Union européenne le 30 septembre 2017.

Ce règlement est applicable à partir du 20/10/2017.

Ci-dessous les modifications de LMR :

Dichlorprop [somme du dichlorprop (y compris le dichlorprop-P) et de ses sels, esters et conjugués, exprimée en dichlorprop)

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Pamplemousses

0.3

0.02*

.           Citrons

0.3

0.02*

.           Limettes

0.3

0.02*

.           Mandarines

0.3

0.02*

.           Autres

0.3

0.02*

 

Ethéphon

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Kakis/Plaquemines du Japon

0.3

0.05*

 

Etridiazole

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.       b) Cucurbitacées à peau comestible

0.4

.           Concombres

0.4

0.1

.           Cornichons

0.4

0.05*

.           Courgettes

0.4

0.05*

.           Autres

0.4

0.05*

.     Miels et autres produits de l’apiculture

0.05*

 

Flonicamide: somme de la flonicamide, du TFNA et de la TFNG, exprimée en flonicamide

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Abricots

0.3

0.03*

.           Choux pommés

0.5

0.03*

.           Haricots (non écossés)

1.5

0.03*

.           Pois (non écossés)

1.5

0.03*

 

Fluazifop-P (somme de tous les isomères constitutifs du fluazifop, de ses esters et de ses conjugués, exprimée en fluazifop)

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Carottes

0.4

0.3 (ft)

.           Courgettes

0.03

0.01*

.           Autres

0.03

0.01*

 

Métaldéhyde

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Poireaux

1.5

0.5 (ft)

 

Penconazole

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Raisins de table

0.4

0.2

.           Raisins de cuve

0.4

0.2

 

Spinetoram (XDE-175)

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Cerises (douces)

2

0.05*

.           Mûres

1

0.05*

.           Mûres des haies

1

0.05*

.           Framboises (rouges ou jaunes)

1

0.8

.           Autres

1

0.05*

.           Myrtilles

0.4

0.2

.           Airelles canneberges

0.4

0.05*

.           Groseilles à grappes (blanches, noires ou rouges)

0.4

0.05*

.           Groseilles à maquereau (jaunes, rouges ou vertes)

0.4

0.05*

.           Cynorrhodons

0.4

0.05*

.           Mûres (blanches ou noires)

0.4

0.05*

.           Azeroles/Nèfles méditerranéennes

0.4

0.05*

.           Baies de sureau noir

0.4

0.05*

.           Autres

0.4

0.05*

.           Mâches/Salades de blé

4

0.05*

.           Cressons et autres pousses

4

0.05*

.           Cressons de terre

4

0.05*

.           Roquette/Rucola

4

0.05*

.           Moutarde brune

4

0.05*

.           Jeunes pousses (notamment des espèces de Brassica)

4

0.05*

.           Autres

4

0.05*

.       b) Épinards et feuilles similaires

1.5

0.05*

.       f) Fines herbes et fleurs comestibles

4

0.05*

.           Poireaux

0.06

0.05*

.       b) Feuilles et autres parties aériennes

40

0.1*

 

Tau-fluvalinate

 

Nouvelle LMR

Ancienne LMR

.           Pamplemousses

0.4

0.1

.           Oranges

0.4

0.1

.           Citrons

0.4

0.1

.           Limettes

0.4

0.1

.           Mandarines

0.4

0.1

.           Autres

0.4

0.1